MONIQUE DUBOIS-INZINNA : FROM ACTING TO L’UNION ALSACIENNE

Portrait By Capucine Bourcart

Born in Colmar, Monique Dubois-Inzinna left the Alsace region when she was only a young child. Later she will leave behind France in order to go to Itatly and then to the U.S. Life of a shooting star marked by immigration.

Monique spent the first five beautiful years of her life in Alsace in Saverne. In 1940, because of WW2, she had to leave. She moved to Paris with her mother and grandmother. Her father, on the other hand, was in the French army. From then on, starting at the end of WW2, she would come to Alsace only during her holidays. The departure was heartbreaking for Monique – a shock she still carries with her today. From this event she makes a link with what her grandmother experienced. Born German, she left Germany to settle down in Alsace in 1934 to run away from the Nazis.

In Paris her life was not easy. The moves followed one another during the years of the WW2. And for a good reason. Both of her parents were searched for by the Germans. Her father, chosen to replace the men at the front, escaped in order not to go there. Her mother was part of the Resistance movement.

Despite this difficult and turbulent time,  Monique was in the limelight for some years. A star among the bombings. At the age of 6, she was selected from 3,000 candidates to play Jeanette in the movie « La Loi du Printemps » (1942) with Pierre Renoir as main character.  After this, she played in two more movies: again Jeannette in « La femme perdue » (1942) and Joëlle in   « Retour de flamme » (1943). She had to stop acting as she had to keep studying, except for a summer when she played Yvette in the movie « Retour de flamme » (1948).

Since her roles in these different movies, Monique became fond of cinema. Beside her studies she decided to take classes at an acting school in order to go to the conservatoire, where she knew the director Pierre Renoir quite well.

But her destiny would take another course: in 1953 she met with her future husband, an American medical student with Italian roots.

Again she moved, this time to Italy ! After she got married she went there for 2 years, the time it took for her husband to finish his studies. But she did not settle there forever. In 1957, when her husband got his diploma, they moved to New York! It was the first time for Monique in the United States.

Monique became a model in New York right after settling there. She wanted to keep acting and she even got a contract from a firm in California. But the work of her husband did not allow her to fly over there. And in 1950, the movie industry was not really flourishing in New York and the East Coast. So, she worked as a model for 10 years, during which she gave birth to two children: Joey and Danielle. Later she opened a travel agency, but as soon as her first grandchild was born, she devoted all her time to her family.

Being an immigrant is hard for her. That is why she is passionate about immigration. She lives in the United States not because she chose to do so, but because of her family (2 children and 7 grandchildren). Her children helped her to accept to be in the U.S.  Otherwise she would be in Alsace from where she misses the beauty and the food above everything. She goes back there to visit regularly and still sees her friends whom she met when she was 2-3 years old.

She has not quit the movie industry completely. Besides her large family to whom she is devoted, Monique is a member of the directors and also a judge for the Golden Door International Film Festival which will next take place in Jersey City from October, 11-14, 2012.  This is a fairly new festival, hoping which to focus on the theme « Immigration » in a few years, a theme very important to Monique.


When I asked Monique which the objects she has from Alsace, she showed me two of them. First one is a paperweight from Ingwiller, which comes from her grandfather. It meant a lot to her grandmother brought it in her luggage when she left Alsace to Paris. The other object is a
small silver bowl also made in Ingwiller which belonged to her great grandfather. Both objects are precious to Monique. They act as a link to her family story marked by immigration.

F R A N C A I S

L’ETONNANTE ODYSSEE  DE MONIQUE DUBOIS-INZINNA : ACTRICE DEVENUE MEMBRE DE  L’UNION ALSACIENNE

Portrait par Capucine Bourcart

Née à Colmar, Monique Dubois-Inzinna,  quitte l’Alsace alors qu’elle n’est encore qu’une enfant. Plus tard, c’est la France qu’elle laissera derrière elle pour rejoindre l’Italie et ensuite les Etats-Unis. Vie d’une étoile filante marquée par l’immigration.

Monique passe les cinq premières belles années de sa vie en Alsace à Saverne. Mais en 1940, à cause de la guerre, elle est obligée de partir. C’est avec sa mère et sa grand-mère qu’elle va s’installer a Paris. Son père, lui, est engagé dans l’armée française. Dès lors, à la fin de la guerre, elle ne viendra en Alsace que pour les vacances. Ce départ a été un déchirement pour Monique. Un choc qu’elle porte encore en elle aujourd’hui. Elle fait de cet évènement un lien avec celui que sa grand-mère a vécu. Allemande, celle-ci quitte l’Allemagne et s’installe en Alsace en 1934 pour fuir les nazis.

A Paris, sa vie n’est pas de tout repos. Les déménagements se suivent pendant les années de guerre. Et pour cause. Ses deux parents sont recherchés par les Allemands. Son père, choisi pour remplacer les hommes au front, s’enfuit pour ne pas y aller. Sa mère, elle, fait partie de la résistance.

Mais malgré cette période agitée et difficile, Monique va vivre quelques temps sous les feux des projecteurs. Une étoile parmi les    bombardements, comme pour déjouer l’horreur de la guerre. A l’âge de 6 ans, elle est choisi parmi 3000 candidates pour jouer Jeanette dans « La Loi du Printemps » (1942) dont Pierre Renoir, est le personnage principal du film. S’en suivront deux autres films : « La femme perdue » ou elle joue encore Jeanette (1942) et « Retour de flamme » (1943) où elle sera Joëlle. Elle doit s’arrêter pour continuer ses études, mais à 12 ans, le temps d’un été, elle tournera encore Yvette pour le film « Si jeunesses avait » (1948).  Depuis ces rôles, Monique est piquée par le cinéma. En plus de ses études, elle décide de prendre des cours d’art dramatique pour rentrer au conservatoire, dont elle connaît bien le directeur Pierre Renoir.

Mais son destin en décide autrement : en 1953 elle rencontre son mari, un étudiant en médecine américain d’origine italienne.

Encore une fois, elle déménage, cette fois-ci direction l’Italie! Apres s’être mariée elle part y vivre deux ans, le temps pour son mari de terminer ses études. Mais sa course ne s’arrête pas la. S’en suit rapidement une nouvelle destination. En 1957, diplôme en poche, ils viennent s’installer à New York. C’est la première fois que Monique met les pieds sur le sol américain.

Monique y sera mannequin dès son arrivée. Elle aurait bien        continue sa carrière dans le cinéma aux Etats-Unis, elle avait même un contrat en Californie, mais le métier de son mari ne lui permet pas de partir là-bas. Et à New York dans les années 1950, il ne se passait pas grand chose sur la côte Est en termes de cinéma. Alors elle sera mannequin pendant 10 ans, durant lesquels, Monique mettra au monde deux enfants : Joey et Danielle. Plus tard, elle ouvrira une agence de voyage, mais dès la naissance de son premier petit fils, elle se consacrera uniquement à safamille.

Immigrée, elle a eu du mal à l’être. C’est d’ailleurs pour cela qu’elle est passionnée par l’immigration. Les Etats-Unis, ce n’est pas par choix qu’elle y est et y reste mais pour sa famille (2 enfants et 7 petits-enfants), même si elle y est venue dans les meilleures conditions.  Ce sont ses enfants qui lui ont fait accepter d’être aux Etats-Unis et l’ont aidé à s’intégrer. Sinon elle serait en Alsace dont la beauté et la cuisine lui manquent par dessus tout. Elle y retourne régulièrement et y revoit ses amis d’enfance a Saverne, qu’elle a connu à l’âge de 2 / 3 ans.

Aujourd’hui, elle n’a pas tout a fait quitté la scène du cinéma. En dehors de sa nombreuse famille, dont elle s’occupe beaucoup, Monique est membre des directeurs et aussi juge du Film Festival “Golden Door International Film Festival”, dont le prochain aura lieu du 11 au 14 octobre 2012 à Jersey City. C’est un jeune festival qui souhaite d’ailleurs d’ici quelques années se concentrer sur le thème de l’immigration. Un thème qui lui tient à cœur.

Quand je demande à Monique quels sont les objets qu’elle possède d’Alsace, elle me présente deux objets de famille. Un presse-papier d’Ingwiller, qui vient de son grand-père. Sa grand-mère y tenait. En quittant l’Alsace et malgré le peu de bagage, elle l’avait emportée avec elle a Paris. L’autre objet une petite coupelle en argent, aussi fabriquée à Ingwiller qui appartenait à son arrière grand-mère. Ces deux objets précieux sont pour Monique un lien avec son histoire familiale marquée par l’immigration.

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2 commentaires pour MONIQUE DUBOIS-INZINNA : FROM ACTING TO L’UNION ALSACIENNE

  1. dinzin dit :

    Monique!! Je t’aime!! Vive L’Alsace!!

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